Le bonheur au travail, nous sommes nombreux à en parler, mais est-ce possible de le trouver ? Des statistiques tendent à démontrer que des salariés heureux au travail sont plus investis. Il est donc possible d’être un salarié heureux tout en étant plus productif. Tout le monde rêve, j’en suis sûr, d’avoir des conditions de travail agréables. L’ambiance de travail n’en sera sans doute que meilleure.

Question

Mais alors, comment faire pour disposer d’un meilleur environnement de travail ?

Savez-vous quelle est la recette du bonheur au travail ?

Nul ne peut décemment prétendre, détenir une telle recette, mais tout le monde peut y aller de ses idées. Ce n’est pas si compliqué de dynamiser les relations sociales au profit d’une bonne ambiance générale. Il suffit déjà de le vouloir. Le bonheur au travail repose en outre sur un cadre de travail respectueux des salariés. Par exemple, il est important de considérer les espaces de travail afin que tout le monde se sente bien au quotidien. Les open-spaces et l’exigüité de certains bureaux sont à proscrire. Afin que chaque salarié travaille dans de bonnes conditions, rien ne doit être entravant.

C’est aussi le rôle du manager de s’y assurer. Cela participe à la lutte contre le mal-être au travail.

Faut-il pareillement connaître les attentes des salariés en matière d’amélioration des conditions de travail. Ils sont les premiers frappés par la souffrance au travail. Les salariés disposent d’un droit d’expression tout comme les partenaires sociaux.

Le bonheur au travail peut faire l’objet d’un accord d’entreprise

Les salariés, les représentants du personnel, les délégués syndicaux et l’employeur peuvent tous être acteurs du bonheur au travail. Toute la culture d’entreprise pourrait être une sorte de plébiscite contre de mauvaises conditions de travail. Il suffit que chacun accepte d’être pour l’autre, bienveillant. Si l’engagement des salariés pour un meilleur climat social est assuré, alors tout le monde y gagnera.

À la recherche du bonheur dans de nombreuses entreprises

Certaines entreprises se félicitent de proposer des conditions de travail attractives. Elles prétextent de la baisse de l’absentéisme et du turn-over pour le justifier. D’autres comptent sur leur team building annuel pour resserrer les liens entre les collaborateurs. Mais c’est davantage au cœur du dialogue social que le bonheur au travail puise sa force. Un accord d’entreprise peut agir sur la qualité de vie au travail. Rappelons que l’employeur comme le comité social et économique (CSE) sont acteurs de la prévention des risques.

Par ailleurs, le chef d’entreprise doit tout faire pour préserver la santé des travailleurs. Le Code du travail fait mention de son obligation de sécurité de résultat.

Cela passe en conséquence par des plans de lutte contre les risques psychosociaux. Le stress au travail en étant une parfaite illustration dans de nombreux cas. Toutefois, pour savoir ce qui participe à l’épanouissement professionnel, il est nécessaire d’organiser un vrai sondage en interne. Cette consultation des salariés sur l’organisation du travail se révèle souvent profitable pour les employeurs. Les réponses des sondés peuvent aider à comprendre le ressenti des salariés et les axes d’amélioration. Il est indispensable de retrouver le cas échéant, une harmonie au sein de l’entreprise.

La motivation des salariés s’inscrit comme une nécessité

La performance de l’entreprise doit être en mesure de s’appuyer sur le management. Pourtant, c’est la manière dont les salariés sont pilotés qui pose régulièrement un problème. Les managers sont soit trop autoritaires soit trop laxistes. D’un côté, c’est le manque d’autonomie et de confiance qui est décrié, de l’autre, on pointe la désorganisation. Aussi, il faut être à l’écoute des salariés afin d’optimiser les conditions de travail. Si salariés et managers travaillent à améliorer leur vie professionnelle, sans doute que le bonheur au travail se manifestera.

Nommer un Chief Happiness Officer, est-ce réellement une aubaine ?

Désigner comme étant le manager du bonheur au travail, le Chief Happiness Officer s’emploierait à l’épanouissement des collaborateurs. Mode née aux États-Unis, l’idée n’en est pas moins opportune. En effet, cela peut tendre vers une réelle amélioration de la qualité de vie au travail. Faut-il que le chef d’entreprise accepte de faire des concessions. De même, faut-il qu’il donne à ce manager les moyens de son action. Peut-être serait-ce une initiative pour éviter aux salariés le burn-out ?

La fidélisation des salariés passe par moins de pénibilité

Si la santé au travail est une préoccupation, la conciliation vie personnelle et vie professionnelle en est une aussi. Il est essentiel pour fidéliser les salariés d’être attentif à leurs besoins au quotidien. Personne n’aime travailler sans relâche, avec la peur au ventre et pour un salaire misérable. Aussi, les entreprises innovent et proposent à leurs salariés des conditions de travail modernisées. C’est ainsi que des espaces de détente fleurissent avec toujours plus de possibilités.

Il peut s’agir d’un coin pour jouer aux jeux vidéo, pour lire, pour écouter de la musique, pour se relaxer, pour dormir…

Mais la quête du bonheur au travail passe aussi par des considérations de mobilité et de respect de la vie privée. Le droit à la déconnexion en est une parfaite illustration lorsqu’il s’applique sincèrement. Le télétravail répond de ce besoin de flexibilité pour faire fléchir les contraintes de la mobilité. Le gain de temps obtenu est mobilisé pour davantage d’implication professionnelle.

Le bonheur au travail s’appuierait-il sur l’amitié au travail ?

Les nouvelles générations sont sensibles aux conditions de travail et en particulier dans les relations avec leurs collègues. Pourtant, est-ce pour autant possible de tisser des liens d’amitié au travail ? Certains le prétendent, pour ma part, je suis assez perplexe. N’oublions pas que le monde du travail cultive davantage la compétition que la fraternité. Les salariés travaillent pour réussir leur vie, s’en sortir et grimper les échelons. Dans ces conditions, il est difficile de nouer des relations désintéressées.

Conseil d'Expert

Il ne faut pas confondre des relations apaisées, sympathiques et respectueuses avec de l’amitié.

Finalement, c’est simple de cultiver le bonheur au travail

Chacun est acteur de son quotidien, qu’on se le dise. Il y a mille et une façons de cultiver le bonheur au travail. Pour l’employeur, cela passe généralement par de meilleures conditions de travail. Pour les salariés, par le refus des incivilités et d’une ambiance délétère. D’autres ingrédients sont aussi utiles. Il peut s’agir d’une charte de bonne conduite, d’une plus grande considération des besoins des salariés, d’un accord sur la QVT… L’employeur peut procéder à une évaluation des risques et par le biais du document unique, agir en conséquence. Pour la RH, la gestion des ressources humaines peut s’inscrire dans une modernité managériale. La culture de l’inclusion est par exemple préférable à l’autoritarisme.

Être heureux dans son travail, le secret contre la morosité

Mieux encore que de bonnes conditions de travail, un travail captivant, épanouissant. Les salariés associent volontiers « bonheur au travail » avec « s’éclater professionnellement parlant ». Ce n’est pas toujours acquis. De nombreux salariés déclarent travailler pour joindre les deux bouts. Rien de ce qu’ils font ne les enchante vraiment. Dans ces conditions, difficile de contourner la morosité. C’est donc le rôle des managers de susciter l’engouement et l’enthousiasme. Il est possible de valoriser le travail et d’encourager les petits succès tant individuels que collectifs. À la fin, chacun doit prendre conscience qu’il contribue à la réussite de l’entreprise. Le bonheur au travail c’est avant tout un état d’esprit.

Il faut juste accepter de semer les ingrédients d’une recette qui finalement appartient à chacun d’entre nous.