Le climat social en entreprise repose sur de multiples facteurs. Les représentants du personnel peuvent-ils cependant concourir à son amélioration ? C’est souvent une question que posent les salariés. En effet, ils s’interrogent sur l’utilité des actions de leurs élus. Le CSE, mais aussi les partenaires sociaux sont-ils à même de faire quelque chose ? Tout le monde le sait. Le climat social dans une entreprise joue un rôle déterminant pour la qualité de vie au travail. Les chefs d’entreprise font souvent l’éloge de la culture d’entreprise pour parler des conditions de travail.

Question

Savent-ils seulement quel est le ressenti des salariés par rapport à l’organisation du travail en général ?

La qualité du climat social en entreprise se mesure

Le climat de travail permet pour de nombreuses entreprises de fidéliser leurs salariés. Un mauvais climat tout au contraire amplifie habituellement l’absentéisme chronique et le turnover. Selon la politique RH de l’entreprise, l’environnement de travail peut être prometteur ou détestable. Pour favoriser un milieu de travail capable d’endiguer un mauvais climat interne, il faut déjà mesurer le climat social dans l’entreprise.

Une enquête de climat social offre aux salariés le droit de s’exprimer

Il est souvent question de droit d’expression pour évoquer la liberté de parole des salariés. Ceci afin pour eux de parler plus volontiers de leurs conditions de travail. Cela n’est cependant pas comparable à la réalisation d’une enquête en vue de mesurer le climat social en particulier. C’est important pour la performance de l’entreprise, de déceler rapidement, ce qui cause de piètres relations sociales.

Aussi le climat social en entreprise se mesure, s’évalue et s’amende afin qu’il colle à la politique sociale de celle-ci.

Un mauvais climat social en entreprise engendre des difficultés

Le climat social en entreprise aura un impact direct sur le travail des salariés. Il faut donc améliorer les conditions de travail en limitant les facteurs de stress. N’oublions pas que le stress au travail fait partie des risques psychosociaux responsables de la souffrance au travail. En conséquence, il faut prévenir les risques psychosociaux pour en partie améliorer le climat social. L’engagement des collaborateurs sera sans doute meilleur.

Conseil d'Expert

Il est préférable d’encourager les initiatives conduisant à la promotion du bien-être au travail.

Comment promouvoir le travail sans détruire le bon climat social ?

Pour concilier l’intensité de l’activité de l’entreprise et la satisfaction au travail, il faut ménager les risques d’épuisement. Autrement dit, il faut travailler sur la régulation de l’activité en modulant la charge de travail. En effet, quand la charge de travail est importante, elle a raison de la motivation au travail des salariés. C’est ce qui défavorise notamment le climat social en entreprise. Cela étant dit, il ne faut pas négliger non plus la santé au travail. Il appartient tant aux managers qu’aux ressources humaines de s’y atteler fermement.

Un environnement de travail sain et une charge de travail acceptable constituent une réelle source d’épanouissement pour les salariés.

Le climat social en entreprise agit comme un baromètre interne

Si vous constatez une dégradation de la communication interne et un accroissement du mal-être au travail, sans doute le climat social est en berne. À ce moment-là, il est urgent de réagir et d’apporter des réponses. En activant le dialogue social tout en s’appuyant sur la négociation collective, les DRH peuvent espérer atteindre leurs objectifs. Il faut toutefois qu’ils présentent les grandes orientations de leur politique sociale. En effet, pour faire évoluer la qualité du climat social en entreprise, il ne suffit pas de faire des incantations.

Ce sont les initiatives des acteurs centraux de l’entreprise qui peuvent faire la différence. C’est avant tout, une question de volonté.

Comment lutter contre la dégradation du climat social ?

Il est toujours possible de relancer la motivation des salariés. Il existe pour cela différentes stratégies. Habituellement, la direction des ressources humaines va travailler sur plusieurs concomitamment sur plus axes comme :

  • la lutte contre les incivilités au sein de l’entreprise ;
  • l’instauration d’une charte éthique ;
  • l’aménagement d’espaces dédiés au repos, aux discussions informelles ;
  • une offre de services en entreprise (restauration, conciergerie, avantages divers) ;
  • la traque des comportements proscrits (agissements sexistes par exemple);
  • une plus grande conciliation entre vie personnelle et vie professionnelle ;
  • l’égalité professionnelle (pour limiter le sentiment d’iniquité, d’injustice) ;
  • les valeurs de l’entreprise ;
  • la communication en misant sur la transparence et la régularité…

Toutes ces initiatives ou innovations ne peuvent réussir qu’à la condition de s’assurer de l’engagement des salariés. Les élus du CSE peuvent pour ce faire, être associés à ces projets. En effet, en qualité de porte-parole, il semble opportun de les inclure dans la relance du climat social. Les activités sociales et culturelles peuvent favoriser le lien social. Cela offre possiblement un terrain propice pour renouer avec des relations sociales bonifiées. Le climat de l’entreprise n’en sera que plus favorable.

Pourquoi ne pas négocier un accord sur la qualité de vie au travail ?

Les délégués syndicaux sont coutumièrement sollicités pour discuter des actions à mener en faveur de la qualité de vie au travail. Le secret d’un tel accord réside dans l’équilibre des choix. La plupart des accords s’appuient sur :

  • une plus grande considération de la reconnaissance au travail ;
  • un allègement de la charge de travail ;
  • une articulation entre tâches pénibles et tâches plus valorisantes ;
  • des rémunérations plus adaptées et attractives ;
  • la possibilité d’évoluer plus vite voire de monter en gamme ;
  • une relecture de l’autonomie et des responsabilités ;
  • un aménagement des conditions de travail (télétravail) ;
  • l’introduction d’horaires individualisés ;
  • l’offre de formations pour favoriser la compétence…

In fine, le climat social en entreprise repose sur toutes ces considérations. C’est généralement ce qui ressort des déclarations formulées lors d’une enquête sociale.

Tout le monde peut agir au profit d’un meilleur climat social

Chaque année, l’employeur consulte le CSE sur sa politique sociale. À cette occasion, les élus peuvent sonder les salariés afin d’obtenir d’eux des réponses précises. Tout le monde dispose de possibilités identiques pour influencer le climat social en entreprise. Faut-il juste que chacun ose s’exprimer et le fasse le cas échéant, avec sincérité. Les enquêtes d’opinion sont souvent anonymisées. Ce n’est pas pour autant pas conseillé.

Si des actions doivent être menées par la suite à destination de certaines personnes, cela risque d’être impossible.

Quelles peuvent être les mesures pour améliorer le bien-être des salariés ?

Nous avons déjà évoqué plus haut des mesures de nature à agir sur le bien-être au travail. Néanmoins, pour encourager de meilleures relations et donc un climat plus serein, il faut :

  • réinstaurer un climat de confiance et de respect entre les salariés ;
  • revoir les pratiques managériales ;
  • anticiper les causes d’apparition du mal-être au travail ;
  • favoriser les conditions de travail des salariés ;
  • dynamiser les relations sociales à toutes occasions ;
  • encourager la justice sociale et le partage de la valeur ajoutée ;
  • offrir des perspectives d’avenir et de valorisation aux salariés…

D’autres actions plus sommaires, mais tout autant utiles peuvent aider à atteindre cet objectif.

Le CSE peut en particulier proposer des activités fédératrices comme une galette des Rois, un petit-déjeuner inopiné.