Les représentants du personnel peuvent évidemment rencontrer des difficultés à gérer les conflits au CSE. Toute la question s’inscrit alors dans la manière de dépasser ce problème en soi. La plupart des conflits qui affectent les élus du CSE naissent de désaccords de stratégie, de méthode. Comment alors surmonter ces conflits de personnes ?

C’est ce que nous allons dérouler ci-après à titre d’exemple.

Prévenir les conflits au sein de l’institution

Sans doute, est-il plus facile de trouver une solution au conflit, dès lors qu’on n’y est pas soi-même confronté ? Plus largement, pour traiter les conflits, il faut en réalité s’attaquer à ce qui met souvent le feu aux poudres. Dans de nombreux cas, il s’agit de clairement pointer les guerres d’égo. Elles viennent polluer les relations et les débats, au détriment du bon fonctionnement du CSE. Et parfois au mépris des missions du comité social et économique.

Cela, on le doit en partie à la manière dont le CSE se constitue électoralement.

L’hétérogénéité des membres élus est telle qu’elle en devient quelquefois une patente faiblesse. Tout le monde cherche à peser individuellement en cherchant à imposer ses points de vue. Dans nombre de cas, cela crée une réelle situation de conflit inévitable. Dans ces conditions, pour apaiser le conflit, il faut faire preuve d’assertivité. Cela consiste à accepter les divergences tout en s’attelant à trouver un consensus acceptable au profit de l’unité du groupe.

Gérer les conflits au CSE avant qu’ils ne surviennent

Les conflits surviennent plus facilement au cœur d’un environnement de non-dits. Il s’agit de désigner plus spécifiquement les conflits relationnels. Aussi, je ne peux que suggérer d’accepter des élus qu’ils parlent ouvertement de leurs problèmes. À force au contraire de se taire ou de dénier les tensions naissantes, cela amplifie le risque de conflictualité. Cela étouffe toute chance de gérer les conflits au CSE.

Or, pour résoudre efficacement un conflit, il faut se pencher sérieusement sur les ingrédients qui l’entretiennent.

Comment faire à des publics difficiles ?

Les conflits destructeurs mettent plus généralement en exergue des querelles d’individualités. On parle de ce fait de publics difficiles ou hostiles. Cela pèse sur le travail d’équipe qui peine à se frayer une place, à exister. Les conflits interpersonnels sont de temps à autre difficilement solubles. Gérer les conflits au CSE passe surtout par la manière de désamorcer l’agressivité. Je ne peux qu’insister sur le fait d’encourager des relations positives en s’affranchissant de toute attitude inquisitrice entre les élus. Il faut adopter à l’inverse une attitude facilitatrice tournée vers l’acceptation des différences. Ceci conduit in fine à trouver des compromis admissibles pour le groupe.

Conseil d'Expert

Chacun doit pour dépasser les conflits adopter une communication non-violente notamment face à l’agressivité.

Conseils pour bien gérer les conflits au CSE

Au sein du CSE, cohabitent des élus issus de courants syndicaux, de catégories sociales diverses… Cette pluralité peut être une force, mais aussi un écueil. C’est en particulier le cas, lorsque le militantisme l’emporte sur les projets aux profits des salariés. Lorsque les gens s’emploient à défendre davantage leurs idéaux que le dessein du CSE, alors cela nourrit les conflits internes. Les clivages viennent annihiler toutes les chances pour le CSE de fonctionner comme une instance unie et indivisible.

Pour anticiper les conflits de cette nature, il faut donc lutter contre tout ce qui peut cliver les relations.

Pour y arriver, il faut faire preuve de responsabilité et se rappeler l’utilité du CSE. Chaque collaborateur de l’entreprise attend de ses représentants, bon sens et détermination à bien les représenter. Ça exige un minium d’empathie et un soupçon de compétence en la matière. Face à un conflit, il est sage de se souvenir ce qui motive notre présence au sein du CSE. Si l’intérêt général s’inscrit comme une évidence, la résolution des conflits n’en sera que plus aisée.

Formation pour gérer les conflits au CSE

Des formations en gestion de conflit aident de nombreux collaborateurs à faire face. Il existe en effet différents types de conflits. Certains apparaissent des suites d’un problème de communication. D’autres sont propres à la façon dont les individus interagissent. Par ailleurs, les salariés peuvent éprouver des difficultés à régler les différends.

Pour gérer les situations difficiles, faut-il en conséquence avoir été armé d’outils le permettant.

Faire appel à un médiateur dans la gestion des conflits

Les médiateurs sont des facilitateurs dans la gestion des conflits et dans la gestion du stress en découlant. Neutres et impartiaux, ils aident les parties à sortir de l’enlisement conflictuel en travaillant à une solution objective.

Le recours à un médiateur s’impose lorsque personne d’assez objectif ne peut aider à la résolution du conflit.

En résumé, comment sortir d’un conflit au sein du CSE ?

Faisons un point pour conclure sur la spécificité du CSE. Je l’ai dit, cette instance implique différentes personnalités. Des hommes et des femmes d’horizons divers et dont les motivations sont propres à l’idée que chacun se fait de cette instance. Pourtant, il faut réussir à travailler ensemble. De facto, il convient de faire fi des contestations qui n’en finissent plus. Il est préférable de consacrer son énergie au traitement des vrais problèmes ; ceux qui affectent les salariés de l’entreprise.

Sortir du conflit de personnes

Titulaires, suppléants, secrétaire, trésorier…, personne n’est au-dessus des autres. Pour travailler dans un bon état d’esprit (cela aidera à gérer les conflits au CSE), il faut se respecter. Ceci infère donc d’accepter les divergences tout en s’accordant à les convertir en pistes de réflexion au service des salariés.

En plaçant au-dessus de son amour-propre, l’intérêt général, on peut plus facilement œuvrer pour les autres.

Construire un vrai projet pour ne pas se perdre en chemin

Certains conflits cachent en réalité le désert d’idées et de volontés propres chez les élus. À force de nombrilisme, les élus perdent de vue l’essentialité de leur mission. Je ne peux donc que les inciter à construire un vrai projet au profit du plus grand nombre. C’est éminemment plus constructif et salvateur. Une solution visant à leur épargner de se confondre en batailles inutiles et mercantiles.

Gérer les conflits au CSE, implique un élan tourné vers à une œuvre collective des plus profitables pour les salariés.