La sécurité au travail fait partie intégrante des obligations qui pèsent sur l’employeur. Tout salarié a le droit de bénéficier de conditions de travail dignes. Cela étant précisé, combien sont-ils en réalité à en disposer ? De nombreuses études soulèvent souvent le manque de considération des employeurs pour la sécurité au travail des salariés. Les représentants du personnel (CSE, CSSCT) peuvent aider à prévenir des risques professionnels pour la santé au travail.

Faut-il seulement qu’ils connaissent les règles de sécurité applicables au sein d’une entreprise.

Comment prévenir des risques pour la sécurité au travail ?

L’employeur doit chaque année au moins procéder à un audit des risques qui exposent les salariés à des dangers. À cet effet, l’employeur renseigne le document unique de l’entreprise (DUERP). Celui-ci est présenté le cas échéant au médecin du travail. Les membres du CHSCT y ont accès. Ce registre participe à sa manière, à la politique de prévention de l’établissement. Il concourt à l’obligation de sécurité de résultat qui frappe tous les employeurs. Il faut éviter la survenance d’incidents graves ou d’accidents du travail.

Le but est également de prévenir de l’apparition de maladies professionnelles ou apparentées.

Hygiène et sécurité du travail, le cocktail gagnant

Afin de réduire sensiblement l’embellie des arrêts maladie ou des arrêts de travail, l’employeur doit investir ces questions. Il en va tant de la santé des travailleurs que du bien-être au travail. Toutes les mesures d’hygiène sont importantes. Elles relèvent la plupart du temps du bon sens. Celles-ci évitent la contamination des collaborateurs. Mais la sécurité au travail répond aussi de consignes claires, d’un management bienveillant, d’un cadre professionnel adapté. L’absence d’une procédure de sécurité en entreprise explique parfois la survenue d’anomalies.

Il faut mobiliser des ressources humaines et matérielles

Le monde du travail n’est pas sans dangers. Tout peut être dangereux si nous n’y prenons pas garde. Le matériel défectueux, des installations vétustes, un environnement dangereux, tout peut précipiter l’arrivée d’un incident malheureux. C’est la raison pour laquelle, il faut mener des inspections ou des visites de site ponctuellement. Cela aide à détecter les problèmes pouvant causer des dégâts pour la santé des salariés. Les membres du CSE comme ceux de la commission santé, sécurité et conditions de travail peuvent conduire ces visites.

L’objectif est de lutter contre tout ce qui peut atteindre l’intégrité physique et/ou psychologique des salariés.

La lutte contre les risques psychosociaux est une priorité

Plus personne n’accepte de vivre en permanence sous pression. Encore moins au boulot ! Les salariés se plaignent fréquemment du stress dont ils souffrent. Tout au travail peut en être la source. Il existe pourtant des solutions pour lutter contre le stress chronique. Il suffit juste d’identifier quelles en sont les causes pour y remédier. Pour cela, il est possible de sonder les salariés, de les interroger. À partir de leurs réponses, il est plus facile de déceler ce qui provoque et nourrit ce type de risque. La lutte contre les risques psychiques (RPS) s’inscrit de nos jours comme une priorité absolue. Les risques de burn-out sont désormais pointés du doigt.

Les troubles musculo-squelettiques fragilisent les salariés

Lombalgies, cervicalgies, tendinites, syndrome du canal carpien…, la liste des troubles musculo-squelettiques (TMS) est inépuisable. Et c’est bien là que réside le drame. Pour préserver les salariés, l’employeur doit penser « sécurité au travail ». La sécurité matérielle, la sécurisation des lieux de travail, la sécurité du personnel…, tout cela s’évalue et s’accompagne d’un plan de prévention et d’un plan de formation rigoureux. Même si certains travaux sont pénibles, il existe toujours une solution pour préserver au mieux les salariés. La pénibilité au travail n’est pas une fatalité, qu’on se le dise.

Les mesures qui participent à installer une certaine qualité de vie au travail (QVT) permettent de lutter contre la survenance des TMS.

Impliquer les salariés au cœur de la sécurité au travail

Promouvoir la santé et la sécurité au travail est essentiel au sein des entreprises. Tous les salariés doivent rapidement conscientiser ce qui peut les insécuriser, les blesser, les heurter. Avec le temps, la question de la souffrance au travail refait surface. En effet, de nombreux professionnels se révoltent contre ces politiques internes qui laissent tout passer. Au contraire, la sécurité au travail redevient une réelle préoccupation tant pour les employeurs que pour les collaborateurs.

Former les collaborateurs à détecter les dangers pour leur sécurité

Les plans de prévention intègrent désormais des plans de formation pour la sécurité au travail. Chaque collaborateur reçoit une formation pour prévenir des risques pour sa santé, sa sécurité. Il s’agit le plus souvent de formations en lien avec :

– Les gestes et postures ;
– Les risques chimiques ;
– Les risques routiers ;
– La façon de prévenir des risques professionnels ;
– Le document unique ;
– Le secourisme du travail (SST)…

Tous ces stages aident à lutter contre l’insécurité professionnelle.

Le médecin du travail peut alerter les salariés inconscients

Prendre conscience du danger n’est pas simple. Parfois, il faut piquer au vif le salarié pour qu’il intègre la notion du danger. L’article L4122-1 du Code du travail nous alerte sur cette nécessité. Il précise à cet effet que tout salarié est tenu de prendre soin de santé et de sa sécurité. Dans les faits, on observe trop généralement le contraire. Il appartient tant à l’employeur qu’aux représentants du personnel d’y remédier. De même, le médecin du travail dispose d’un rôle de préventeur et peut à ce titre alerter les salariés. Il opère également une surveillance médicale à destination des salariés les plus fragiles.

Pour un salarié, ne pas avoir conscience des dangers potentiels pour sa santé et sa sécurité au travail est risqué.

Tout le monde peut améliorer les conditions de sécurité au travail

La gestion des risques n’est pas uniquement du ressort de l’employeur. Tout le monde peut à son niveau prendre les mesures nécessaires pour sécuriser son poste de travail. Le risque d’accident s’évite aussi par la responsabilisation de chacun. Les salariés doivent accepter d’être tout autant les acteurs de la prévention des risques professionnels.

Les partenaires sociaux peuvent se saisir de cette question

Le dialogue social, tout le monde le sait, favorise l’amélioration des relations de travail. Au cœur des préoccupations des syndicats ; le bien-être des salariés. Les négociations s’orientent alors vers les questions d’aménagement du temps de travail, de la lutte contre l’absentéisme répété et le stress au travail. Rappelons qu’en marge des syndicats, les membres du CSE sont susceptibles de procéder à une évaluation des risques professionnels.

En résumé, ce que nous devons retenir

La sécurité au travail s’inscrit comme une obligation et devient peu à peu, l’une des priorités absolues. L’inspecteur du travail veille au grain. Peut-être cela incite-t-il les chefs d’entreprise à déployer davantage d’efforts. Les actions de formation à la sécurité aident à tenir ce cap. Les salariés acceptent de moins en moins des conditions de travail dégradantes et dangereuses pour leur santé. Les élus du personnel appellent les employeurs à encore plus de vigilance. Le droit d’alerte en cas de danger grave et imminent demeure un outil efficace.

L’arrivée du CSE ne doit pas nous faire oublier les questions de santé et de sécurité des conditions de travail (SSCT).