La certification des compétences des élus du CSE (comité social et économique) existe depuis 2018. On la doit au ministère du travail. Elle permet aux personnes justifiant d’un mandat de représentant du personnel d’acquérir une véritable reconnaissance professionnelle. En effet, durant leur mandat, ces représentants ont acquis un certain nombre de qualifications. Il leur est désormais possible de faire valoriser leur parcours en obtenant une certification. Cette qualification professionnelle certifiante est essentielle dans la suite de leur parcours professionnel. Elle leur garantit une employabilité, en permettant un accès à de nombreuses branches professionnelles.

On vous explique tout de ces nouvelles modalités !

L’intérêt de la certification des compétences

À travers l’exercice de leur mandat, les élus et les délégués syndicaux acquiert de véritables compétences. La validation de ces qualifications constitue un véritable atout, permettant la reconnaissance professionnelle de leurs aptitudes.

Pourquoi obtenir un certificat des compétences ?

Il est certain que les délégués du personnel et les représentants syndicaux ont acquis de nombreuses connaissances et compétences, développées au cours de leur mandat. La finalité professionnelle, que leur ouvre le certificat des compétences, est de pouvoir accéder à de nombreux titres professionnels en reconnaissant ce cadre de référence. En pratique, il y a de nombreuses raisons d’effectuer cette démarche.

On peut en citer trois :

1/ Valoriser ses compétences acquises au cours du mandat, et préparer sa situation professionnelle si le mandat est encore en cours.

2/ Préparer son évolution de carrière, voire sa reconversion en s’ouvrant à d’autres voies professionnelles. Cela évite ainsi de passer par le stade demandeurs d’emploi, en permettant une meilleure insertion professionnelle.

3/ Mettre en avant le caractère positif de l’engagement syndical comme activité professionnelle au sein d’une entreprise.

Les 6 domaines de certification professionnelle

Au cours de leur mandat, on considère que les représentants du personnel et les délégués syndicaux ont acquis de nombreuses compétences au regard de leurs missions. On dénombre actuellement six domaines différents de compétences. Chaque compétence transférable est identifiée comme un certificat de compétences professionnelles (CCP). Cumulés, ils permettent d’obtenir le convoité certificat des compétences.

Les six certificats de compétences professionnelles sont les suivants :

  • Encadrement et animation d’équipe ;
  • Gestion et traitement de l’information ;
  • Assistance dans la prise en charge de projet ;
  • Mise en œuvre d’un service de médiation sociale ;
  • Prospection et négociation commerciale ;
  • Suivi de dossier social d’entreprise.

Une véritable reconnaissance professionnelle

Au-delà de valoriser leurs connaissances, et de leur permettre une évolution professionnelle, la certification des compétences vient renforcer la sécurisation des parcours professionnels de ces représentants. En effet, cette reconnaissance professionnelle permet de créer des passerelles vers de nouveaux métiers, dans lesquels les représentants du personnel et les délégués syndicaux démontrent d’importantes qualités. Ces professions ne sont pas forcément les métiers d’origine des mandatés, et se situent même souvent loin de leur parcours de formation initial. Cette habilitation permet en effet une véritable reconversion professionnelle, dans une suite de parcours logique de ces professionnels engagés.

En créant de véritables équivalences, cette validation de niveau de qualification permet aux mandatés d’accéder à des activités professionnelles diverses.

Ceci grâce à un nouveau titre professionnel : responsable de petite et moyenne entreprise, gestionnaire de paie, secrétaire de direction, médiateur social, etc…

Les conditions d’éligibilité de la certification des compétences

Au regard de leurs nombreuses prérogatives, les élus du CSE peuvent désormais faire reconnaître leur maîtrise des compétences. Ces candidats éligibles doivent cependant impérativement passer un test de certification pour faire valoriser ces acquis de l’expérience.

L’examen de la certification des compétences

La recherche de professionnalisation force les élus à passer des sessions d’examen, permettant de valider leur nouveau statut. Ces certifications professionnelles sont valables auprès de tout employeur ! L’objectif de cet examen est de démontrer au jury que le mandaté a obtenu les compétences requises, et qu’il est totalement capable de les transférer dans le métier qu’il vise. C’est l’Agence Nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes (AFPA), organisme de formation, qui est en charge de structurer ces sessions d’examen. A l’issue d’un test dans un centre agréé, les candidats retenus reçoivent un document officiel d’accréditation.

La certification professionnelle s’organise ainsi en six blocs de compétences différents.

La recevabilité à chacun de ces six certificats de compétences professionnelles (CCP) permet d’obtenir la certification finale relative aux compétences acquises dans l’exercice d’un mandat de représentant du personnel ou d’un mandat syndical. Celle-ci qui permet d’accéder à de nombreux métiers.

Les candidats éligibles à cette certification des compétences

Les candidats à cette évaluation des compétences sont uniquement les individus justifiant de l’exercice d’un mandat de représentant du personnel. Il en est de même pour un mandat syndical. Ce mandat doit avoir impérativement été effectué au cours des cinq dernières années avant l’examen. Les candidats doivent en pratique passer autant d’examens que de certifications requises. Ils doivent envoyer des demandes d’enregistrement aux sessions d’examen à l’AFPA. De plus, ils doivent pouvoir fournir un justificatif de l’exercice d’un des mandats de représentant du personnel, ou syndical, pour valider leur inscription. Cet organisme certificateur, donnera une autorisation de passage après examen du dossier du postulant.

Cette autorisation a une durée de validité de deux années, durant lesquelles le candidat éligible peut se présenter devant le jury.

La préparation antérieure à la certification

À la suite de son inscription, un travail sera demandé au candidat durant son cursus. En effet, il doit composer un projet de certification de 5 à 8 pages, pour chaque bloc de compétences. Il doit présenter son expérience professionnelle à travers ce texte, démontrant ainsi la validation des acquis au cours de son mandat passé. Pour l’aider dans sa rédaction, l’AFPA a préparé un guide de mise en œuvre. Ce document aide le candidat dans la construction de son argumentaire, en mettant en valeur son vécu en cours d’exercice. Le futur habilité défendra à l’oral cette production personnelle devant un jury. Les membres le composant le questionneront alors sur différents points relatifs à cette capacité professionnelle.

Comment sont évaluées les compétences ?

Il existe deux sessions d’examen par an : une en juin et une en septembre. Lors de cet entretien, le candidat sera évalué par un jury.

Le jury est composé de membres désignés par la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation du travail et de l’emploi (Dirrecte). Le profil des membres certificateurs peut être variable un :

  • professionnel habilité pour la compétence sujet de l’examen ;
  • membre d’une organisation syndicale nationale ayant exercé un mandat de représentant du personnel ou un mandat syndical, et habilité par la Dirrecte.

Les critères de reconnaissance professionnelle

L’objectif de cet examen est d’évaluer les compétences et aptitudes des candidats. Le jury évalue les critères de compétence à l’issue de l’entretien. Il établit un procès-verbal (PV) sur lequel figure la décision finale de ses membres sur l’admissibilité. Il adresse ensuite le PV à la Dirrecte compétente. Après vérification du bon déroulement de l’examen, des livrets de certification sont délivrés aux candidats ayant réussi le test. Chaque validation des compétences doit faire l’objet du même processus. Lorsque l’ensemble des CCP sont validés, alors le représentant territorial du ministre du Travail délivre aux accrédités une certification professionnelle valant diplôme d’État.

Une certification professionnelle amorcée

Le processus de certification mérite encore de la publicité. Seulement quelques sessions d’examens se déroulent actuellement. Cependant les choses s’accélèrent. Ces certifications et habilitations offrent aux candidats de véritables formations transversales, correspondant à leur profil de compétences. Les nouveaux titulaires de cette certification des compétences acquièrent ainsi une équivalence. Elle leur permet d’accéder à la branche professionnelle la plus appropriée au regard de leurs compétences.

Ce nouveau plan de formation est une belle opportunité pour tous les mandatés !